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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 12:36

 

Sous la forme d'un conte pour enfants intitulé Ami, l'enfant des étoiles, (Éditions L'Art de s'Apprivoiser, Québec, 1994) Enrique Barrios, auteur d'origine chilienne vivant au Brésil, met en scène un petit garçon, vivant chez sa grand-mère dans une ville du littoral, qui fait la rencontre fortuite d'un extra-terrestre de sa taille. Ce livre magique traduit en douze langues a été tiré à près de deux millions d'exemplaires et sert de matériel éducatif dans les écoles chiliennes. 

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 19:09

 

Être végétarien

 

Paru en février 2014 aux éditions Chêne, ce livre est un petit bijou.


Destiné principalement aux apprentis végétariens, cet ouvrage bourré de détails pratiques et de conseils judicieux répond à une foule de questions sans jamais chercher à culpabiliser les « carnivores », mais en faisant preuve au contraire d'humour communicatif.


Déjà co-auteur des Chemins de Saint Jacques de Compostelle et de Radin Chic, Alexandra de Lassus n'est pas une débutante dans le domaine de l'édition. Assistée de Simon Sek pour les illustrations, elle a réalisé là un petit chef d’œuvre qui rend les végétariens drôles, ouverts et sympathiques. De quoi donner envie à ceux qui hésiteraient de franchir le pas.


 

Être végétarien  d'Alexandra de Lassus et Simon Sek, éd. Chêne, 2014, 144 pages, 16,90€. ISBN 978-2-81230-961-8

http://www.editionsduchene.fr/livre/alexandra-de-lassus-etre-vegetarien-3239159.html

 


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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 05:58

 

L'homme n'est pas le seul à pouvoir se passer de viande. Des animaux considérés comme exclusivement carnivores adoptent parfois un régime végétarien. Certes, ces cas sont extrêmement rares, mais fascinent et représentent une énigme scientifique.

 

Ainsi l'histoire de la lionne Little Tyke défraya la chronique aux États-Unis dans les années 1950. Au zoo de Seattle se trouvait alors une lionne arrachée à la vie sauvage, qui tuait tous les petits auxquels elle donnait naissance en les fracassant contre les barreaux de sa cage. Lorsque Georges et Margaret Westbeau furent témoins d'une nouvelle « tentative d'homicide », ils parvinrent à attraper le lionceau, gravement blessé à une patte et à le retirer des crocs de la lionne à travers les barreaux. Ils emmenèrent alors le bébé (qui était une femelle) dans leur ranch, où ils élevaient déjà chevaux, vaches, poulets, paons, accompagnés de chiens et chats. Curieusement, la jeune lionne, qui se remettait de sa blessure, refusait catégoriquement les os de bovins, qui sont un délice pour ses congénères, ainsi que les biberons de lait + céréales lorsqu'ils contenaient ne serait-ce qu'une goutte de sang. De même, la lionne frémissait de peur et se sauvait si elle sentait une odeur de viande hachée sur la main de son soigneur. Malgré la promesse d'une récompense de 1000 $ à qui pourrait faire manger de la viande à la lionne, celle-ci continuait de refuser toute nourriture carnée pour se contenter d'un mélange de céréales, de lait et d'œufs. Little Tyke s'entendait bien avec les chats de la ferme, ainsi qu'avec un faon, mais surtout avec l'agneau Becky, quimarquait un attachement particulier pour la lionne. La lionne témoignait aussi son affection en léchant avec douceur une portée de poussins. Elle abritait volontiers ceux-ci dans son encolure, voire dans sa gueule, sans leur faire aucun mal. Tout cela fut filmé par une équipe de télévision pour l'émission You asked for it ! (A votre demande) présentée par Art Baker. Little Tyke mourut à l'âge de 9 ans d'une infection pulmonaire (Détails et photos sur le site : http://pranique.com/lionveg.html).


Le régime végétarien de cette lionne présente une énigme pour la science. En effet, les félins sont des carnassiers qui peuvent devenir aveugles ou développer une cardio-myopathie lorsque leur alimentation est carencée en taurine. Or la viande est l'unique source de taurine, substance absente de l'alimentation végétale, alors que le lait et les œufs n'en contiennent que des traces. Comment Little Tyke a-t-elle pu vivre 9 ans en bonne santé sans un régime alimentaire adapté à sa race ? A croire que, par son choix délibéré, la lionne a provoqué une mutation génétique qui lui a permis de s'adapter à un régime sans viande et carencé en taurine.


Bien que rare, le cas de Little Tyke n'est pas unique. Dans son Autobiographie d'un yogi (chap. 42), le Swami Paramahamsa Yogananda cite le cas d'une autre lionne apprivoisée rencontrée à Allahabad en 1936. Elle refusait également la viande, lui préférant le riz et le lait.


Il existe des cas analogues chez les chats, comme Dante, le chat de Becky Page, en Grande Bretagne. C'est un jeune chat noir et blanc recueilli dans la rue, qui refuse la viande comme le poisson. Il se détourne des meilleurs aliments en boite, pour jeter son dévolu sur les fruits et légumes, en particulier les bananes. Ce chat d'intérieur déteste sortir. Il préfère rester à la maison avec ses compagnons : trois poulets, un lapin, deux cochons d'Inde, un rat, un hamster et un poisson. Une vraie arche de Noé !

 

Au Rajasthan, les Bishnoïs vouent une profonde vénération envers les arbres et protègent les gazelles du désert. Pour sauver des arbres, ils se laissèrent massacrer par centaines par les soldats du Maharaja de Jodhpur au 18ème siècle. Aujourd'hui, les Bishnoïs constituent un vivant modèle de protection de la nature pour les populations indiennes. Bien entendu ils sont végétariens et les gazelles sauvages approchent sans crainte des humains qui les soignent et les nourrissent. Au vrai sens du terme, puisque les femmes Bishnoïs n'hésitent pas à allaiter les bébés gazelles.


Il nous semble que l'exemple de ces animaux illustre une préfiguration de ce qui constituerait une humanité sans violence. Ne sont-ils pas venus sur terre en témoignage et pour nous donner une leçon ? A savoir que chacun d'entre nous peut renoncer à faire couler le sang et se nourrir sans porter atteinte à d'autres êtres vivants. Même la thèse des naturalistes, selon laquelle les canines des félins sont faites pour déchirer la viande, est mise en échec par des exemples comme celui de Little Tyke. Ainsi, il n'y aurait pas de fatalité dans la nature ; où plutôt, il existe une loi supérieure à la loi naturelle, qui peut briser les chaînes du déterminisme. (Le fait que les créationnistes américains se soient emparés de l'histoire de Little Tyke n'enlève rien à son authenticité).

 

Quant aux théologiens qui seraient tentés de le faire, ils ne peuvent plus désormais considérer comme une hallucination la vision du prophète Isaïe (65, 25) :

« Le loup et l'agnelet paîtront ensemble

Le lion comme le bœuf mangera de la paille,

Et le serpent se nourrira de poussière ».

 

Pour ma part, je pense depuis longtemps que l'humanité est appelée à devenir végétarienne, par choix ou par nécessité. C'est aussi ce que pense le Docteur Christian Tal Schaller, qui écrit : « ...le troisième millénaire verra s'instaurer une alimentation végétale pour tous les habitants de la planète ».

 

Soyons les acteurs de notre futur en rejetant la viande, premier pas vers une société fraternelle ; et faisons de la non-violence l'antichambre de l'amour envers toutes les créatures.

 

 

Ce texte est extrait du e-book Être végétarien, le bon choix ?

 


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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 09:14

 

Depuis l'antiquité, les plus grands philosophes ont prédit que, tant que l'homme n'abandonnera pas la nourriture carnée, l'humanité ne connaîtra pas la paix.


Tout comme Socrate, Pythagore (570/v.480 av. J.C.) était végétarien, et sa doctrine nous est connue par les philosophes grecs qui l'ont commentée, en l’occurrence Ovide :

« Aussi longtemps que les hommes massacreront des animaux, ils se tueront entre eux. En effet, celui qui sème les graines du meurtre et de la souffrance ne peut récolter la joie et l'amour ».

 

D'après Plutarque (v. 46/v. 125) en effet :

« Les disciples de Pythagore ont préconisé la bonté envers les animaux en guise d'exercice préparatoire qui doit mener à la pitié et à l'amour de l'humanité » (L'intelligence des animaux).

 

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 15:49

 

Leader de l'indépendance de l'Inde et apôtre de la non-violence, le Mahatma Gandhi (1869/1948)avait une profonde vénération pour la vache. Sa relation singulière au lait, ainsi que les expériences qu'il mena en matière de diététique, justifient que l'on s'attarde sur son parcours et sur ses convictions.

 

Le végétarisme tient une place capitale dans la vie de Gandhi, qu'il s'agisse de son cheminement personnel ou de son enseignement : « S'abstenir de viande est d'un grand secours pour l'élévation de l'âme ».

Pour Marjolaine Jolicœur, qui connaît bien le sujet, dans l'optique du Mahatma, « l'alimentation végétarienne vise nécessairement la conversion des cœurs. C'est une façon non violente de s'alimenter, pleine de respect et d'amour bienveillant pour tout ce qui vit ».

Ainsi, Gandhi « considère la nourriture carnée comme inadaptée pour notre espèce », contrairement à Swâmi Vivekânandâ, disciple de Râmakrishna fortement occidentalisé, qui en recommandait la consommation à ses amis. Le Mahatma tenait « le végétarisme pour l'un des cadeaux inestimables de l'hindouisme ».

 

Irène Frain, qui a consacré un beau livre à Gandhi, raconte une anecdote amusante. Cela se passe vers les années 1900, à l'époque où Gandhi vivait encore en Afrique du sud.

« Mais le jour où une amie chrétienne veut lui démontrer la supériorité du Christ, il lui rétorque que l'amour selon Bouddha concerne toutes les créatures, et non, comme dans sa religion, les seuls humains. Puis dans la foulée, il se pique de convertir son rejeton au végétarisme, à l'horreur de la mère... ». Cette malice, qui consiste à vouloir appliquer au garçon le même discours missionnaire que lui tenait la mère, est tout à fait typique du caractère un peu espiègle de Gandhi.

 

Gandhi admettait que « l'homme devient ce qu'il mange ». En cela, il reconnaît un grand principe énoncé par Hippocrate, ainsi que dans le Caraka Samhita, en médecine ayurvédique : « ...le corps est le produit direct de la nourriture » (Livre I, XXVIII, 41).

Mais, dans un discours prononcé devant la Société Végétarienne Londonienne en 1931, Gandhi va beaucoup plus loin. Il critique la démarche qui consiste à devenir végétarien pour des motifs purement médicaux, estimant que c'est la pire entrée en matière et que l'on court ainsi à l'échec. Pour lui, une base morale est indispensable. « Je pense que ce que les végétariens devraient faire n'est pas d'insister sur les conséquences physiques du végétarisme, mais d'en explorer les conséquences morales ».

 

Constatant les polémiques au sein de la communauté végétarienne de Londres et l'attitude sectaire de certains de ses membres, il déclare que « les végétariens doivent être tolérants s'ils veulent convertir les autres au végétarisme. Adoptez une attitude humble ». Cela ne l'empêche pas d'être lui-même inflexible quant à son vœu d'abstinence de viande : « Si quelqu'un me disait que je risque la mort en refusant du bouillon de bœuf ou du mouton, même sur prescription médicale, je préférerais la mort ».

Gandhi dut cependant faire une concession au sujet du lait. Après l'avoir rejeté durant six ans, il dut se résigner à consommer du lait de chèvre à la cinquantaine, alors que ses forces déclinaient dangereusement suite à une infection intestinale. Il avouait même que cela avait été « la tragédie de sa vie ».

Contrairement à la tradition hindoue qui tient le lait de vache en grande estime, Gandhi pensait au départ que le régime alimentaire idéal est végétalien, voire frugivore :

« C'est ma ferme conviction que l'homme n'a besoin d'aucun autre lait que celui de sa mère qu'il boit quand il est bébé. Sa diète ne devrait consister en rien d'autre que des fruits secs et des noix. Il peut tirer suffisamment de nourriture pour ses tissus et ses nerfs de fruits comme le raisin et de graines oléagineuses comme les amandes. La maîtrise de la sexualité et des autres passions devient facile pour un homme qui vit de tels aliments ».

Mais, en « idéaliste pragmatique », tel qu'il se définissait lui-même, il dut réviser son opinion après que sa vie fut sauvée par du lait de chèvre bu cru, aussitôt après la traite.

 

Dans son autobiographie, Gandhi raconte avec franchise ses tiraillements, lorsqu'adolescent un camarade musulman l'avait convaincu de manger de la viande ; ou quand, jeune étudiant en droit à Londres, ses amis tentèrent de lui faire rompre le vœu fait à sa mère de rester fidèle au végétarisme. Plus loin, il n'hésite pas à aborder ses pulsions sexuelles, un sujet tabou à l'époque. Ainsi, Gandhi nous apparaît d'autant plus sympathique qu'il est humain, ne cherchant pas à cacher ses faiblesses et ses déchirements intérieurs.

 

Il faut souligner cependant que la démarche de Gandhi n'est pas tout à fait représentative de l'hindouisme. Du reste c'est un intégriste hindou qui l'assassina en 1948 et les nationalistes le considèrent toujours comme un traître, l'accusant d'être responsable de la partition de l'empire des Indes. En fait, Gandhi chercha à réconcilier hindous et musulmans, quitte à faire des concessions jugées inacceptables par son camp.

 

Actuellement la consommation de viande augmente globalement en Inde du fait de la multiplication des fast-foods et de l'influence souvent malsaine de Bollywood. Heureusement, depuis peu, beaucoup de jeunes indiens redécouvrent l'enseignement de Gandhi, qui avait été délaissé par la société indienne, trop occupée à courir après la réussite matérielle. Le fait que, de son vivant, Gandhi ait été plus respecté par les musulmans que par les hindous eux-mêmes est bien un signe de l'universalité de son message.

 

Gandhi a influencé de nombreuses personnalités comme Martin Luther King et Lanza del Vasto. Ce dernier, chrétien et néanmoins disciple de Gandhi dès les années 1930, écrivait : « La nourriture carnée porte en elle les inquiétudes, les convoitises, les acharnements, les agressivités de la bête ; la nourriture végétale, la fraîcheur et la stabilité de la plante »...

Notons également Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix 1991 et ancienne prisonnière politique birmane, une végétarienne qui marche courageusement dans les pas de Gandhi.

 

Aujourd'hui, le portrait de Gandhi figure sur tous les billets de banque de l'Union Indienne et sa statue trône dans de nombreuses villes, mais bien peu restent fidèles à son enseignement. Il y a même pas mal d'hypocrisie à son égard, dans le monde politique en particulier. Il est vrai que Gandhi a toujours été du coté des faibles et des opprimés. Et en Inde comme ailleurs, le pouvoir s'intéresse plus à ceux qui ont de l'argent.

 

 

Ce texte est extrait du e-book Être végétarien, le bon choix ?

 

Pour voir le texte en PDF 

 


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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 07:41

 

Comme il existe une polémique au sujet de cette vitamine, je me réfèrerai principalement au rapport de l'Association Américaine de Diététique.


Cette vitamine indispensable est exclusivement contenue dans les produits d'origine animale et sa carence peut entraîner une sévère anémie (anémie de Biermer, mortelle si non traitée) ainsi que des troubles nerveux irréversibles. La vitamine B12 joue un rôle capital dans la division cellulaire, dans la synthèse de l'ADN, l'élaboration des globules rouges et participe à la formation de la myéline, gaine recouvrant les nerfs. Elle ne peut être assimilée qu'en présence d'une protéine produite par l'estomac, ce qui explique que les personnes prenant des antiacides sur une longue période soient sujettes à des carences en B12.


D'après le Docteur Christina Scott-Moncrieff , « les symptômes de cette maladie sont une pâleur, une faiblesse générale, un engourdissement physique et intellectuel, auxquels s'ajoutent des difficultés respiratoires, des fourmillements, des douleurs lancinantes dans les membres et des troubles de la marche » ( Vitamines et minéraux, Sélection du Reader's Digest, 2000).


La carence en vitamine B12 est fréquente chez les personnes âgées ayant un régime carné, surtout si elles consomment de l'alcool. En effet, l'encrassement du système digestif - fréquent chez les personnes âgées - ne permet plus d'assimiler cette vitamine. Et d'après Robert Russell, qui a conduit une étude sur le sujet aux États-Unis, en cas de troubles psychiques après 65 ans, il faudrait en premier lieu suspecter une carence en vitamine B12.


D'autres facteurs peuvent empêcher une bonne assimilation de la vitamine B12, comme le fait pour une femme de prendre la pilule anticonceptionnelle, ainsi que les maladies chroniques ou opérations de l'estomac et de l'intestin.

 

On peut également rencontrer cette carence chez les végétaliens, particulièrement les femmes enceintes, allaitantes et les jeunes enfants qui excluent les laitages et les œufs de leur alimentation. Dans ce cas, une supplémentation sous forme d'aliments enrichis ou de complément alimentaire est indispensable.


Une récente étude a en effet montré que 52% des végétaliens et 7% des végétariens britanniques manquent de vitamine B12, ce qui a amené la Société Végane à lancer une alerte, consciente que cette situation peut lui être très préjudiciable. Pour une bonne assimilation, des apports quotidiens réduits sont préférables à des prises massives espacées.

 

Contrairement à ce qui est écrit dans certains ouvrages, les sources végétales de vitamine B12 comme les algues, la spiruline, la consoude, l'angélique chinoise, la choucroute, le miso ou les graines germées ne seraient pas fiables. Car il s'agirait d'une variante non assimilable par l'organisme humain.

 

En fait, les avis sont partagés parmi les diététiciens-nutritionnistes, mais cette opinion est majoritaire. C'est aussi celle de l'Association Végétarienne de France (AVF), principale association française assurant la promotion du végétarisme.

Le Docteur Tal Schaller, médecin suisse végétalien, est de l'avis contraire, ainsi que le Dr Gabriel Cousens, spécialiste américain de l'alimentation végétalienne et auteur du livre Conscious Eating. D'après ce dernier, les végétaliens ne consommant ni alcool, ni tabac n'auraient pas à craindre de carence en B12. Seules la grossesse et l'allaitement, ainsi que les troubles psychiques ou de la digestion nécessiteraient une supplémentation en B12.

Une étude japonaise pourrait peut-être leur donner raison : « En 1995, le Dr Hideo Suzuki, de la faculté de médecine à l'université d'Osaka, a constaté que pour les végétaliens souffrant d'anémie mégaloblastique (anémie due à une carence en vitamines B12 ou B9), la consommation de 2 grammes d'algue nori (sous sa forme sèche) chaque jour suffisait pour faire disparaître l'anémie » (Ces aliments qui nous soignent, Philippe Sionneau – Josette Chapellet, éd. Guy Trédaniel, 2005). Le fait que les algues aient séché au soleil serait important pour leur teneur en vitamine B12 ou son équivalent végétal.

 

Les personnes à risque, comme les végétaliennes enceintes ou les enfants végétaliens devraient procéder à un test sanguin pour vérifier qu'ils ne sont pas carencés en B12. La méthode la plus fiable serait celle dite du dosage isotopique différentiel. La teneur véritable en vitamine B12 pouvant être surévaluée par la méthode classique, en cas de consommation d'algues ou d'aliments riches en acide folique (vit. B 9), comme la levure de bière.


Les meilleures sources alimentaires de vitamine B12 compatibles avec un régime végétarien sont, par ordre décroissant : le jaune d'œuf et les fromages à pâte molle type camembert.

Pour les végétariens qui mangent régulièrement du fromage et des œufs, il n'y a pas de risque de carence à priori, sauf chez les personnes âgées qui ont des problèmes d'assimilation.

Il faut savoir également que cette vitamine est principalement stockée dans le foie, qui peut ainsi emmagasiner des réserves pour plusieurs années ; ce qui explique que les symptômes se déclenchent tardivement en cas de régime carencé.


À titre indicatif, la levure (compatible avec un régime végétalien) qui sert à synthétiser la vitamine B 12 s'appelle Saccharomyces cerevisiae, et elle est cultivée sur de la mélasse brune. Elle a une couleur jaune et un goût de fromage.

 

 

Ce texte est extrait du e-book Être végétarien, le bon choix ?

 

Voir l'article en PDF


 

Voir aussi notre article :   Où se procurer de la vitamine B12 ?

 


 


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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 18:53

 

Deux tendances philosophiques se démarquent dans le domaine de la protection animale : les welfaristes et les abolitionnistes. Les premiers souhaitent améliorer les conditions de vie des animaux, leur bien-être (welfare en anglais). Au contraire, les seconds veulent abolir toute exploitation animale.

 

Les welfaristes se situent dans la lignée de l'australien Peter Singer, pionnier de la cause animale avec son manifeste La Libération animale publié en 1975. Pour celui-ci, il s'agit surtout de pendre conscience que nous avons une obligation morale envers les animaux et d'alléger la souffrance de ceux-ci. Cependant, Singer ne condamne pas à priori l'expérimentation animale. Il pense que celle-ci est susceptible d'apporter des améliorations à l'humanité. Pour Peter Singer, il importe avant tout d'agir pour faire évoluer les consciences en faveur de la condition animale.

Dans cette lignée welfariste, on trouve les organisations de défense animale ONE VOICE et CIWF (Compassion in world farming), ou encore la Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF). Certaines, comme ONE VOICE, sont résolument opposées à l'expérimentation animale, mais toutes cherchent à faire évoluer la législation. Pour résumer, on peut dire que l'approche welfariste est pragmatique : à défaut de pouvoir changer le système, ces ONG luttent afin d'améliorer le bien-être des animaux. Par exemple, ONE VOICE s'est beaucoup battue ces dernières années pour protéger les dauphins sauvages et faire interdire les delphinariums. Elle s'est investie également dans la protection des chats abandonnés, tandis que la PMAF se bat contre la castration des porcelets.

 

Les philosophes abolitionnistes comme Tom Regan et Gary Francione sont beaucoup plus radicaux. Opposé à toute forme d'exploitation animale, Tom Regan souhaite l'interdiction pure et simple de l'élevage industriel. Cette abolition s'étend également à la chasse, aux animaux de cirque et des zoos, ainsi qu'à l'expérimentation animale. Gary Francione va même plus loin en réclamant l'abolition des animaux domestiques, comme si les chiens, les chats et les nouveaux animaux de compagnie n'avaient pas un rôle éducateur à jouer auprès de nous.

Si la fondatrice de ONE VOICE s'inspire des leaders non-violents comme Gandhi et Théodore Monod, Francione se réfère au jaïnisme, religion qui considère le respect de toute forme de vie comme une règle absolue. Il va de soi que l'on retrouve dans cette mouvance abolitionniste un grand nombre de végétaliens militants ou végans, suivant la terminologie anglo-saxonne. Et les ONG auxquelles ils appartiennent ont souvent une action efficace et spectaculaire, ce qui leur amène aussi de fortes inimitiés parmi leurs adversaires. À ce titre, on peut citer l'organisation française de défense animale L214 éthique et animaux qui se bat contre le foie-gras et l'élevage de poules pondeuses en cage avec un certain succès ; ou encore l'ONG de défense des cétacés Sea Shepherd, qui a largement contribué à la récente victoire contre les baleiniers japonais.

 

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Quelle orientation choisir ? Une militante végane m'expliquait il y a quelque temps que les militants travaillant pour ONE VOICE n'y restaient pas et incorporaient L214 au bout d'un an ou deux. Ce à quoi je lui répondis que les deux approches avaient leur utilité, afin de faire évoluer la condition animale. En effet, la sensibilité et l'évolution des gens est très variable d'une personne à l'autre. Donc les actions défendant la cause animale doivent être aussi bien globales que ponctuelles afin d'atteindre le maximum d'efficacité. Les militants abolitionnistes souhaitent l'avènement d'une ère où l'homme cesse de dominer l'animal mais règne en paix avec lui. Mais ils sont souvent impatients et oublient que les mentalités mettent du temps à évoluer.

Personnellement, je pense que le plus important est de faire évoluer les consciences. À quoi bon demander la fermeture des abattoirs si les gens veulent continuer à manger de la viande ? Au contraire, j'estime qu'une telle exigence est contre-productrice, étant de nature à générer de farouches hostilités pouvant nuire à la cause qu'elle prétend défendre. Ce qui est obtenu par la force ne peut aboutir à une conquête durable.

Par contre, tout ce qui peut susciter la compassion envers le monde animal est porteur, car cela permet d'ouvrir les cœurs et d'élever les consciences.

 

Il est bien clair que le but final reste l'éradication de toutes les formes de barbarie à l'égard de l'animal, comme la corrida, la chasse, l'expérimentation animale et l'élevage industriel. Mais, pour y parvenir, ce ne sont pas des lois qui suffiront à vaincre les farouches résistances. Il faut plutôt expliquer, révéler, en s'adressant à un public jeune et encore réceptif, les aînés étant souvent enfermés dans leurs traditions malsaines.

Notre nouveau premier ministre, Manuel Valls, est un fervent partisan de la corrida. Sa ville natale à laquelle il semble très attaché, Barcelone, a renoncé à cette coutume barbare. Qu'il fasse de même ! Cela ne pourra que l'honorer.

 

 

Source : Philosophie Magazine n°77 mars 2014, dossier « Pourquoi aimons-nous les animaux ? »

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 22:05

 

Imaginez un e-book gratuit de 68 pages bourré de graphiques sur la production et la consommation de viande dans le monde avec leurs implications en ce qui concerne l'environnement et les rapports nord-sud en particulier. C'est ce que vient de publier la fondation écologiste allemande Heinrich Böll, en partenariat avec l'ONG Bund et le Monde Diplomatique.

 

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L'ouvrage est consultable en français à l'adresse suivante : https://www.boell.de/sites/default/files/latlasdelavivande.pdf.

 

On y découvre par exemple que :

  • 4 des 10 plus grosses entreprises de viande au monde sont américaines et 3 brésiliennes.  
  • Le commerce de la viande est en rapide extension en Inde. 
  • L'industrie laitière est en progression partout dans le monde sauf en France.
  • Les échanges commerciaux transatlantiques profitent largement aux États-Unis et les accords actuellement en négociation avec l'Union Européenne risquent de se faire au détriment des intérêts des consommateurs.
  • Les pays membres de l'OCDE ont bénéficié en 2012 de 18 milliards de subventions, rien que pour l'élevage bovin ; et de 15,3 milliards pour l'élevage laitier.
  • Ces subventions sont en forte baisse depuis quelques années, sauf pour les élevages porcins.
  • 81% de la viande de dinde, 69% de la viande de porc et 55% de la viande de bœuf vendue dans les supermarchés américains en 2011 était antibio-résistante à l'entérocoque fécal (Enterococcus faecalis).
  • Les plus grosses ventes européennes d'agents antimicrobiens destinés à traiter les animaux à viande, se situent à Chypre et en Italie, suivies par l'Espagne et l'Allemagne (par kilo de viande produite).
  • Il faut 15455 litres d'eau pour produire 1 kg de bœuf, alors qu'il en faut 131 litres pour produire 1 kg de carottes.
  • Alors que la forêt est en progression aux États-Unis, en Suède et en Finlande, on assiste à une déforestation massive dans tout le bassin amazonien.
  • La consommation de viande - en particulier de poulet et de porc - est en rapide progression au Brésil, en Russie, en Inde, en Chine et en Afrique du sud.
  • En Allemagne, les plus gros consommateurs de viande sont aussi les moins conscients de l'environnement, de la santé et du bien-être animal ; ce sont aussi ceux qui ont la plus grande confiance dans le secteur agro-alimentaire.
  • Sur le marché mondial, 25% de la viande est désormais de la viande de buffle produite en Inde.
  • Depuis 2010, on assiste à une forte progression des consultations de pages Wikipedia consacrées au végétarisme  et au véganisme  en anglais, en espagnol, en portuguais et en russe ; pas en français, ni en japonais.

 

Il s'agit juste d'un bref aperçu du document "Meat atlas". Nous aurons l'occasion d'en reparler.

 

 

 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 14:13

 

Pour celles et ceux qui n'ont pas pu assister à l'Assemblée Générale de l'AVF le samedi 22 mars 2014, nous traçerons ici les grandes lignes d'un ordre du jour dense et parfois agité.

 

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Ce qui frappe tout d'abord, c'est le remarquable dynamisme du mouvement végétarien en France, avec 34% d'augmentation des adhésions en 2013 par rapport à 2012 ; la Bretagne caracolant en tête devant l'Ile-de-France, alors que le Nord-Pas-de-Calais est à la traîne. Certes, l'AVF demeure une petite association comparativement à ses homologues anglaise et allemande, avec seulement 3600 adhérents. Mais il est un signe qui ne trompe pas concernant l'immense potentiel du mouvement végétarien en France : avec 27400 J'aime  sur sa page Facebook, l'AVF affiche une progression de +255% en un an ! Cependant, certaines régions manquent encore de délégué ou de correspondants comme la Normandie, le Centre et l'Auvergne.

 

Parmi les orientations prometteuses de l'AVF, il y a sa volonté de publier des articles et fiches-conseils fiables dans le domaine de la nutrition. Ces publications sont désormais validées par une Commission Scientifique dirigée par un professeur d'université assisté d'un médecin nutritionniste, d'un ingénieur en agroalimentaire, d'une biologiste, d'une diététicienne etc. On le voit, l'AVF n'a plus rien à voir avec le groupe d'idéalistes qu'elle a pu être par le passé.


Parallèlement, des ateliers culinaires véganes sont développés dans le cadre de l'opération Jeudi Veggie et le magazine Alternatives Végétariennes bénéficie depuis quelques mois d'une nouvelle rédactrice en chef expérimentée.

Notons également le partenariat avec le site web Féminin Bio et un nouveau site internet à venir prochainement pour l'AVF. L'excédent financier développé en 2013 devrait permettre à l'AVF de se moderniser (comptabilité, communication) pour atteindre une meilleure efficacité. Certaines tâches trop accaparantes ne pouvant plus être assurées par des bénévoles, l'embauche de salariés - en l'occurence deux auto-entrepreneurs - paraît inévitable. C'est un défi, d'autant plus que certaines subventions européennes prendront fin durant l'été 2014.

 

Le résultat des actions juridiques dans lesquelles l'AVF était engagée reste mitigé. Le recours contre le Conseil d'Etat au sujet du "décret-cantine" a été un échec, l'argumentaire du Conseil d'Etat étant estimé "peu pertinent". Tandis que l'Affaire Joachim a abouti favorablement.

 

Après quelques questions/réponses et les récriminations d'une ancienne salariée mécontente, les adhérents ont procédé au vote des membres du Conseil d'Administration. Cinq postes étaient à pourvoir pour sept candidats, et, surprise, l'un des deux membres cooptés n'a pas été reconduit au Conseil d'Administration, sanction probable d'une attitude jugée discriminatoire envers la plaignante. Un nouveau sang neuf ayant intégré le C.A. - dont deux membres originaires de l'ouest de la France - il faut espérer que les tensions s'apaiseront. Il est capital de préserver le climat de sérénité nécessaire à l'accomplissement d'un idéal commun. Les militants de l'AVF ne sont-ils pas les bâtisseurs du monde de demain ?

 

 

À noter que le DVD de l'excellent film La santé dans l'assiette  est sorti et sera prochainement disponible sur le site de l'AVF. Ce coffret comporte un 2ème DVD bonus destiné au marché français, avec les interviews du Pr Henri Joyeux, de Jean Montagard, Michèle Rivasi et de huit autres intervenants.

 

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 07:18

 

 Dans son journal de 20 heures du jeudi 20 mars 2014 présenté par David Pujadas, France 2 livre des « informations » scandaleusement tendancieuses et méprisantes à l'égard des végétariens.

 

À la fin de son JT, Pujadas aborde la question de la viande, dont la consommation (hors volaille) est à la baisse partout en Europe et évoque de nouvelles recommandations de l'OMS en la matière. La question est posée : « Mangeons-nous trop de viande ? ».


Pujadas commence par dire que les végétariens « recrutent », ce qui en dit long sur son état d'esprit. Que les végétariens fassent entendre leur voix depuis 2 ou 3 ans, c'est certain. Prétendre qu'ils recrutent, c'est assimiler leur mouvement à une propagande militariste. Précisons seulement que les végétariens, qui représentent désormais près de 3 % de la population française, n'ont pas de droit d'expression à une heure de grande écoute. Au contraire, les chasseurs, qui ne représentent plus que 2 % de la population, sont chez eux dans les écoles depuis une directive ministérielle de mars 2010 !


Un peu plus tard, Pujadas prétend que c'est aujourd'hui « la journée de la viande », alors que c'est justement la journée sans viande, opération lancée par le collectif International Campaigns, qui lutte également contre l'expérimentation animale dont la France est le leader européen. Cela ressemble à de la désinformation dans le but de soutenir la puissante industrie de la viande.

En fin de reportage, David Pujadas précisera quand même qu' « il s'agit bien de la journée sans viande », mais le message est définitivement brouillé dans l'esprit du spectateur qui n'y comprend plus rien.

 

À la suite de ça, on nous montre l'indéboulonnable Jean-Michel Cohen, qui nous explique qu'il faut manger moins de viande, tout en se tapant une énorme côte de bœuf dans un restaurant. Faites ce que je dis, pas ce que je fais !

Comme le Dr Cohen n'est sans doute plus très crédible comme nutritionniste, on s'adresse ensuite au Dr Patrick Tounian, pédiatre et nutritionniste à l'hôpital Trousseau. Celui-ci nous dit que 20 % des enfants manquent de fer et que les enfants doivent manger de la viande, dont le fer est plus assimilable que le fer végétal. Il recommande même aux enfants de manger de la viande deux fois par jour ! Cet argument éculé est complètement démenti par la recherche moderne, mais ce praticien se soucie manifestement plus de défendre un lobby auprès d'une population tentée par le végétarisme, que d'avancer des données fiables. On attend avec intérêt l'avis de la Société Française de Pédiatrie qui doit s'exprimer sur le sujet dans les prochains mois.


Pour sa part, la Société Canadienne de Pédiatrie a publié en juin 2010 (reconduit en février 2014) un document, nettement favorable au régime végétarien pour les enfants, qui conclut ainsi :

« Un régime végétarien ou végétalien bien planifié qui tient compte des divers éléments nutritifs peut représenter un mode de vie sain à toutes les étapes de la croissance du fœtus, du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent. Il est essentiel de bien éduquer la famille et de lui procurer un suivi au fil du temps. À cet égard, de nombreux outils et excellents guides utiles peuvent aider les familles et les professionnels ».


Il est vrai que, outre atlantique, de nombreux aliments du commerce sont enrichis en fer et que sa carence y est sans doute moins perceptible que chez nous. Mais ce qui manque surtout en France, c'est une volonté politique de traiter les vrais problèmes, le zèle des gouvernements de droite comme de gauche s’exerçant à préserver la filière viande afin de maintenir l'emploi, quitte à nous induire en erreur au détriment de notre santé.

 

Le pédiatre interrogé par France 2 devrait savoir que, si le fer hémitique de la viande a une meilleure biodisponibilité que le fer végétal, « la consommation de fer hémitique est à éviter, car elle est directement liée à l'origine de plusieurs cancers, notamment celui de l'intestin, de l'estomac et de l'œsophage » (Massimo Nespolo, professeur à l'université de Lorraine, dans Alternatives Végétariennes  n°115 de mars-avril-mai 2014, page 17).


Décidément, la médecine moderne a l'art de déplacer le problème en proposant des solutions qui créent de nouveaux troubles générateurs de traitements lucratifs. Il faut bien renvoyer l’ascenseur aux laboratoires pharmaceutiques qui financent congrès et symposiums dès la faculté de médecine, avec petits et gros cadeaux à la clé, histoire de formater les esprits, sans même que certains des intéressés s'en rendent compte.

 

Plutôt que de préconiser de la viande – largement discréditée – comme source de fer disponible, ne serait-il pas préférable de recommander les algues, bien plus riches en fer que la viande elle-même, ainsi que les lentilles et le quinoa, également très riches en fer ? Le fer végétal doit simplement être consommé en même temps que des aliments riches en vitamine C, afin de favoriser son absorption. Il convient également que les enfants évitent le thé, dont les tanins bloquent l'assimilation du fer.

Les végétariens qui consomment fréquemment des légumineuses, de la spiruline, des graines de courge et du sésame manquent rarement de fer et de protéines contenus en abondance dans ces aliments.

Au contraire, ceux qui suivent les recommandations de l'industrie laitière et consomment leurs trois produits laitiers par jour sont exposés à une carence en fer dont ces aliments sont dépourvus.

 

Moralité : laissons tomber la viande et redécouvrons les lentilles, une vraie mine de fer et de protéines végétales saines.

Pour la santé osseuse et comme source de protéines remplaçant la viande, mangeons régulièrement du tofu bio (fromage de soja très riche en calcium et en magnésium), quoi qu'en disent les nombreux détracteurs du soja. Mais il s'agit là d'un autre thème de désinformation du lobby agro-alimentaire.

 

 

Pour voir le reportage de France 2 jusqu'au 27 mars 2014

(durée 4 mn, de 31'00 à 35'00)

http://pluzz.francetv.fr/videos/jt20h.html

 

Pour y voir plus clair au sujet du soja, lire le chapitre « Le soja est-il toxique ? » , pages 185 à 192 de notre e-book gratuit Être végétarien, le bon choix ?

 

 


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