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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 13:37

Oligo-élément capital pour l'équilibre de la thyroïde, l'Iode intervient dans la régulation hormonale d'un grand nombre de fonctions : équilibre métabolique des graisses, régulation du taux de cholestérol, stabilisation du poids, glandes reproductrices, développement cérébral, résistance immunitaire.

Des apports insuffisants en Iode entraînent un goitre, une surcharge pondérale, de la fatigue, un excès de sommeil, des tendances dépressives, une sensibilité aux infections mycosiques, de la frilosité, une mauvaise circulation dans les extrémités et un ralentissement des facultés intellectuelles. La carence en Iode est particulièrement grave chez les femmes enceintes et les jeunes enfants, pouvant causer des fausses couches et un retard intellectuel, voire une altération mentale profonde chez le nourrisson (crétinisme).

Chez les omnivores, les apports en Iode se font à travers le sel iodé, le poisson, les « fruits » de mer et crustacés, ainsi que par le fromage dans une moindre mesure.

Si la carence en Iode est moins fréquente chez les véganes que la carence en Vitamine B12 et en Vitamine D, elle apparaît cependant dans quelques études. D'après un article des Annals of Nutrition and Metabolism paru en 2003 et portant sur le bilan iodé des végétariens européens, 25% des végétariens et 80% des végétaliens auraient même des apports insuffisants en Iode, tandis que seulement 9% des omnivores sont carencés. Les apports quotidiens d'un végétalien seraient de seulement 50µg par jour en moyenne contre 150µg recommandés pour les adultes et adolescents.

Il y a donc un vrai problème dû à un manque d'information , alors que les solutions sont relativement simples.

Il suffirait en effet de consommer du sel iodé (¼ de cuillère à café = 100µg d'Iode) pour remédier aux carences les plus légères. Autre solution : consommer des algues, mais leur teneur en Iode est très variable et le risque de surdosage n'est pas anodin, surtout avec le Kombu (famille des laminaires) dont la teneur en Iode est considérable (6000 à 8000µg d'Iode pour 1g de Kombu séché). Or l'Institut de médecine américain a fixé la dose maximale d'Iode pour un adulte de plus de 19 ans à 1100µg/jour.

Autrement dit, il ne faudrait pas dépasser la taille d'un timbre poste de Kombu séché par jour en par personne, car l'excès d'Iode est aussi dangereux que sa carence. La Dulse séchée présente beaucoup moins de risque que le Kombu avec seulement 72µg d'Iode par gramme, soit 100 fois moins, ce qui permet de consommer la Dulse fraîche en salade, contrairement au Kombu. Pour ce qui est de la Nori, utilisée dans les sushis, la teneur en Iode est relativement faible avec seulement 16µg/g, et 32µg/g pour le Wakamé.

Kombu breton (Laminaria digitata)

Kombu breton (Laminaria digitata)

Quelques légumes présentent aussi une teneur intéressante en Iode, comme la pomme de terre cuite (60µg par portion) ou l'ail frais (90µg/100g). Mais certains légumes comme le chou (cru surtout) ou les légumineuses peuvent interférer avec le métabolisme de l'Iode en cas d'apports insuffisants. D'après Brenda Davis, diététicienne américaine spécialiste de la nutrition végane, « un manque de sélénium, de zinc, de fer ou de vitamine A peut exacerber les effets de la carence en Iode. »

Conclusion, pour les véganes, mieux vaut privilégier des apports réguliers - mais en quantité modérée - d'aliments riches en Iode, comme les algues ou même la salicorne fraîche pour ceux qui peuvent en disposer. Pour être exempts de métaux lourds et de radioactivité, les algues devront provenir d'une zone non polluée. C'est généralement le cas des algues bretonnes.

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 20:34

(tiré à part de notre e-book « Être végétarien, le bon choix ? »)

Si effectivement les légumes cultivés contiennent un faible taux de protéines (de l'ordre de 1 à 2 % en moyenne), il n'en va pas de même des plantes sauvages comestibles, ainsi que l'a montré François Couplan. « Non seulement les végétaux sauvages sont riches en protéines, mais celles-ci contiennent en proportion équilibrée tous les acides aminés essentiels »1. Ainsi, l'ortie, l'amarante, la consoude, la mauve ou le chénopode ont tous un taux de protéines égal ou supérieur à 6 %. Ce n'est pas négligeable comparativement au riz blanc qui en compte 8 %. En outre, ces plantes sauvages contiennent une grande quantité de calcium, magnésium, fer, vitamines A, C et du groupe B en particulier, dont les céréales sont très pauvres. Tout cela sans compter leurs propriétés médicinales.

De nos jours, l'idée est couramment répandue qu'on ne trouve des protéines que dans la viande, le poisson, les œufs et les produits laitiers. Le Programme National Nutrition Santé ignore du reste carrément l'existence des protéines végétales. De là à penser qu'il est contrôlé par le lobby de la viande, il n'y a qu'un pas !

Or les légumes verts sont également une bonne source de protéines contenant tous les acides aminés essentiels. On y trouve en particulier de la lysine, dont les céréales sont déficitaires, ainsi que de bonnes quantités de valine et de thréonine. Et ceci est vrai pour tous les légumes, ce qui en fait un excellent complément alimentaire des céréales. Il suffit de les consommer en quantité suffisante et de varier les apports alimentaires pour absorber une quantité de protéines suffisante.

Dans les sociétés traditionnelles, l'alimentation humaine est fondée sur l'association céréales + légumes secs. Ces derniers apportant les protéines (et la vitamine B1) qui manquent aux céréales. Ces deux groupes d'aliments sont en effet très complémentaires au niveau des acides aminés. Les céréales contiennent de la méthionine, dont manquent les légumineuses, lesquelles sont riches en lysine et en tryptophane, dont manquent généralement les céréales. Le type de céréales et de légume sec cultivé dépend principalement du climat et de la nature du sol.

Pendant longtemps, on a pensé qu'il fallait absorber céréales et légumes secs au même repas pour profiter de leurs bienfaits. Les nutritionnistes estiment aujourd'hui qu'il n'y a pas d'inconvénient à consommer des deux séparément au cours de la même journée.

Mais l'intérêt des légumes-feuilles - comme les épinards - c'est qu'ils sont équilibrés dans les 8 acides aminés de base2. Ce sont donc des protéines d'excellente qualité.

Par ailleurs, Colin Campbell a déterminé qu'un taux de protéines animales égal ou supérieur à 12% favorise le cancer chez le rat, les protéines végétales n'ayant aucune influence dans ce domaine, même à forte dose. Ainsi, l'alimentation à dominante carnée, qui tend à se généraliser avec le mode de vie moderne, jouerait peut-être un rôle dans la multiplication des cancers. Ce constat est aggravé par le fait que les gros consommateurs de viande sont généralement peu attirés par les légumes et condiments ayant un rôle de protection contre le cancer comme l'épinard, le brocoli ou l'ail.

Cependant, la valeur nutritive d'une plante dépend beaucoup non seulement de sa variété, mais des pratiques culturales utilisées pour assurer son développement. Ainsi, une étude britannique publiée en 1997 a déterminé que les plantes cultivées peuvent perdre jusqu'à 80% de leurs minéraux en fonction de ces éléments. C'est un argument de poids en faveur de l'agriculture biologique, les plantes poussant alors sur un sol vivant, sain et équilibré, donc sans carences elles-mêmes.

Certes, le régime céréales + légumes secs ne saurait représenter une diète idéale, mais plutôt un menu de soutien pour l'hiver et les périodes de difficultés d'approvisionnement. Leur avantage étant la possibilité de stocker des denrées plusieurs années pour les graines entières, la durée de conservation de la farine n'étant que de quelques mois.

Les noix, noisettes et amandes sont également riches, non seulement en lipides, mais en protéines et devraient figurer au petit- déjeuner de tout végétarien.

Ainsi, n'oublions pas quelques sources essentielles de protéines pour le végétarien comme pour le végétalien :

  • Les légumineuses : lentilles (23 % de protéines), haricots blancs (21 %), pois cassés (23 %), pois chiches (19 %), fèves (23 %) et lupin (44 %). La FAO, organisation des Nations Unies pour l 'alimentation et l'agriculture a du reste décrété 2016 année des légumineuses.3
  • Les graines oléagineuses, également riches en protéines : noisette (14 %), amande (22 %), noix (17 %), noix de cajou (20 %), pistache (25 %), pignon de pin (16 %), arachide (25 %), graines de tournesol (26 %), de sésame (17 %) et de courge (25 %). La seule réserve sur ces trois dernières (tournesol, sésame et courge) étant leur absence d’oméga 3, les oméga 6 très présents pouvant accentuer les problèmes de peau et autres maladies inflammatoires. Au contraire, la noix a une bonne teneur en oméga 3, dont nous sommes presque tous déficitaires et un rapport Ω6/Ω3 harmonieux de 4.
  • Certaines céréales comme l'épeautre (14 %), le kamut (17 %), le riz sauvage (15 %) et le quinoa (15 %), ces 2 derniers étant dépourvus de gluten potentiellement allergisant.

Certes, les protéines animales ont un coefficient d'utilisation digestive (CUD) moyen de 95% contre 78% pour les protéines végétales en moyenne, ce qui pourrait laisser penser que les protéines animales sont de meilleure qualité que les protéines végétales. Mais les choses ne sont pas aussi simples. « Cependant, en pratique, les protéines animales grillées voient leur CUD diminuer par la réaction de Maillard et elles se retrouvent avec un CUD équivalent aux protéines végétales. Ainsi, ces protéines se valent au niveau du CUD. Et si vous choisissez la prégermination ou du tofu lactofermenté ou du tempeh, le CUD des protéines végétales peut même être supérieur aux protéines carnées.»4

La prétendue supériorité des protéines animales sur les protéines végétales n'est donc pas justifiée scientifiquement.

Par ailleurs, les besoins en protéines d'un homme adulte de 70 kg étant de 46 g/jour, une ration de 155 g de quinoa (ou 300 g de riz blanc) et de 100 g de haricots rouges est suffisante pour lui assurer les acides aminés nécessaires pour une journée. Pour une femme de 50 kg qui a besoin de 33 g de protéines par jour, il suffira de 110 g de quinoa (ou 200 g de riz blanc) et de 75 g de haricots rouges.

Comme on le voit, les besoins humains en protéines sont largement surestimés dans la mentalité populaire. Au contraire, leur consommation en excès est cause d'un encrassement de l'organisme (foie et reins en particulier) et de dépôts d'acide urique au niveau des articulations, sources de rhumatismes. Une consommation excessive de protéines bloque également l'assimilation du calcium et peut favoriser l'ostéoporose si elle est durable. On sait aussi que, tout comme le sucre, les protéines favorisent la croissance des cellules cancéreuses...

Elles constituent principalement un aliment des muscles, surtout utile en période de croissance, chez les travailleurs de force et chez les sportifs. Et l'on connaît l'importance accordée par les athlètes à leur ration quotidienne de protéines. Le mythe du végétarien carencé en protéines viendrait d'une idéologie qui valorise la compétition. Cette dernière ne serait-elle pas une manière d'apprendre aux individus à se marcher les uns sur les autres ? Mais pourrons-nous bâtir un monde meilleur en essayant toujours d'écraser l'autre ?

1 François Couplan, Le véritable régime crétois, éd. Fayard, 2002.

2Découverte établie par le professeur Coste de l'Institut National Agronomique et relayée par François Couplan. Désormais, on compte 9 acides aminés essentiels : Histidine, Isoleucine, Leucine, Lysine, Soufrés, Aromatiques, Thréonine, Tryptophane et Valine.

3« Les légumineuses sont une source essentielle de protéines et d'acides aminés d'origine végétale et devraient être consommées dans le cadre d'un régime alimentaire équilibré, propre à lutter contre l'obésité et à prévenir les maladies chroniques telles que le diabète, les pathologies cardio-vasculaires et le cancer », selon la FAO.

4Charles-Antoine Winter, diététicien nutritionniste dans Biocontact de juin 2015.

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 16:58

(tiré à part de notre e-book « Être végétarien, le bon choix ? »)

Dans la Grèce antique, Orphée exhortait déjà ses contemporains à renoncer à la viande et aux sacrifices rituels, par respect pour les animaux : " Comme vous ils ont une âme, comme vous ils survivent, puis reviennent sur la terre. Abstenez-vous donc de toute nourriture carnée ! Et surtout ne participez ni à des sacrifices sanglants ni à des orgies dionysiaques". L'œuf faisait également partie des interdits de l'orphisme à cause de son symbole cosmogonique l'identifiant au principe créateur.

Durant la période historique, les philosophes grecs puis romains furent nombreux à suivre et à recommander un régime végétarien, principalement au nom de l'éthique. Parmi eux, se trouvent Pythagore, Socrate, Platon, Horace, Virgile, Ovide, Plutarque, Sénèque, Plotin, Porphyre, Apollonius de Tyane et bien d'autres.

Celui qui eut la plus forte influence sur son époque fut sans doute Pythagore (vers -580/-500). Cet inventeur du mot philosophe (littéralement « amoureux de la sagesse ») inspira Platon. Véritable père de la philosophie grecque, Pythagore croyait à la métempsychose, c'est à dire à la transmigration des âmes aussi bien dans des corps humains, qu'animaux ou végétaux. La conséquence de cette doctrine, c'est que si chaque animal peut être la réincarnation d'un ancien ami ou parent décédé, alors on doit lui manifester de l'affection et s'abstenir de consommer sa chair. D'où l'adoption d'un régime végétarien, en plus de la pureté mentale et physique recherchée par les adeptes : ascétisme, refus de la souillure et compassion envers les animaux.

Pythagore professait l'immortalité de l'âme, s'opposait au sacrifice des animaux et il est à l'origine de l'idée selon laquelle le meurtre des animaux conduit à celui des humains.

Maître de Périclès, Anaxagore de Clazomènes (500/428 av. J.C.) méprisait la sphère politique et professait des idées en avance sur son époque, au sujet de la nature du cosmos en particulier. Il ne nous reste que des fragments de ses écrits, mais on sait qu'il considérait l'âme des animaux et l'âme humaine comme ayant la même origine et la même nature divine. Proche de Socrate, il fut probablement végétarien.

Comme les ascètes de l'Inde, Socrate (-470/-399) était végétarien, et ne portait jamais de cuir, ni de fourrure animale. Mais son enseignement fut bientôt jugé subversif et il fut forcé de se suicider.

Dans la Grèce antique, les végétariens étaient souvent considérés avec suspicion, car, en refusant de sacrifier des animaux aux dieux, ils s'écartaient de la société civile. « […] le végétarisme moral, parce qu’il implique le refus du sacrifice sanglant, constitue à la fois un affront aux religions de l'Antiquité et une mise en cause du pouvoir politique sur lequel elles reposent. »1

Plus prudent que Pythagore, Ovide ou Porphyre, Platon ne remet pas en cause explicitement le sacrifice animal, mais la société idéale qu'il dépeint dans La République (II, 369a-374c) est une cité végétarienne. L'alimentation y est frugale, se limitant à du pain et des gâteaux d'orge et de froment, du vin, des olives, du fromage, des oignons et divers autres légumes, des figues, pois et fèves, ainsi que des baies et faînes. Son contradicteur (Glaucon) voit là un régime de pourceaux ! Mais, pour Platon, l'homme trouve bonheur, santé et justice dans une maîtrise de ses besoins, tandis que la gourmandise est « le point de basculement du mécanisme appropriatif dans la démesure » (Matthias Clément). Le régime carnivore est perçu par Platon comme inutile et luxueux, un symptôme d'avidité collective. Il voit en lui l'origine des conflits qui assaillent l'humanité. La résolution de ces conflits résiderait donc dans la satisfaction des besoins primaires de l'homme (nourriture simple, logement, vêtements) au sein d'une société paysanne et conviviale.

Dans le livre XV de ses Métamorphoses, le poète romain Ovide (-43/17) s'inspire de Pythagore pour exhorter à ne plus manger la chair des animaux :

« Cessez, Mortels, de souiller vos corps de ces aliments coupables ».

« La terre prodigue vous offre ses plus doux trésors, et vous fournit des aliments exempts de sang et de carnage ». Il qualifie du reste la terre de « meilleure des mères ».

Il incite le lecteur à réfléchir sur le sens de ses actes :

« Lorsque vous mangez la chair de vos bœufs égorgés, sachez et souvenez-vous que vous mangez vos cultivateurs ».

Il développe ensuite la doctrine de la métempsychose, avant de montrer que l'abattage des animaux mène à l'homicide humain.

Homme politique romain, écrivain et moraliste stoïcien, Sénèque (-4/65) ne cacha pas dans sa jeunesse sa profonde admiration pour Pythagore, avant de se raviser sous l'influence de son père. Il reprit à son compte les idées pythagoriciennes développées par son contemporain Socion, selon lesquelles : « l'homme n'a pas à se satisfaire du sang versé par les animaux pour être heureux car, quand la pratique du meurtre devient une habitude, la brutalité passe dans les mœurs ». Et, faisant le point sur son propre cheminement, Sénèque constate : « Un an après avoir renoncé à la viande, mes nouvelles habitudes me sont devenues faciles et délicieuses. Il me semblait que mes capacités intellectuelles s'accroissaient ».

Biographe et moraliste grec, Plutarque (v.46/49 – v.125) écrivit un traité intitulé S'il est loisible de manger chair, dont Jean-Jacques Rousseau s'inspirera au 18ème siècle. Traduit par le philosophe des lumières dans Émile, le passage suivant nous a semblé particulièrement mordant :

... « Les panthères et les lions, que vous appelez bêtes féroces, suivent leur instinct par force, et tuent les autres animaux pour vivre. Mais vous, cent fois plus féroces qu'elles, vous combattez l'instinct sans nécessité pour vous livrer à vos plus cruelles délices. Les animaux que vous mangez ne sont pas ceux qui mangent les autres : vous ne les mangez pas ces animaux carnassiers, vous les imitez : vous n'avez faim que de bêtes innocentes et douces qui ne font de mal à personne, qui s'attachent à vous, qui vous servent, et que vous dévorez pour prix de leurs services »...

Philosophe néo-platonicien et auteur d'une vie de Pythagore, Porphyre (233/305) écrivit aussi un Traité sur l'abstinence de la chair des animaux 2 qui détaille les arguments des partisans comme des opposants de la consommation de viande à son époque. La doctrine pythagoricienne de renoncement à la viande était en effet loin de faire l'unanimité parmi les philosophes de l'antiquité (les stoïciens y étaient même farouchement opposés). Porphyre admet que « l'abstinence des animaux […] n'est pas recommandée à tous les hommes : elle ne l'est qu'aux philosophes, et surtout à ceux qui font consister leur bonheur à imiter Dieu » (II,3).

S'inspirant d'une figure de rhétorique de Socrate, il déclare que « l'usage de la viande est contraire à la tempérance, à la frugalité et à la piété, qui nous conduisent à la vie contemplative. [...] Pour nous, quand tous les loups et tous les vautours du monde approuveraient l'usage de la viande, nous ne conviendrions pas que ce fût une chose juste ; parce que l'homme ne doit point faire de mal, et doit s'abstenir de se procurer du plaisir par tout ce qui peut faire tort aux autres » (III,1).

S'il fut ennemi des chrétiens (mais non des esséniens), Porphyre ne manquait cependant pas de sens moral.

A la Renaissance, Montaigne (1533/1592) fut l'un des rares à défendre la cause animale, en s'inspirant des auteurs de l'antiquité, sans être végétarien lui-même. Philosophe contemplatif, vivant dans un manoir à la campagne, Montaigne tire un enseignement de l'observation du monde animal : en jouant avec sa chatte, en admirant des hirondelles etc.

Contrairement à ce qui est dit sur certains sites web, Francis Bacon (1561/1626) n'était pas végétarien ; mais il a suscité l'indignation hypocrite à son époque en interprétant le passage de la Genèse, où il est dit que l'homme doit « dominer » sur les créatures, comme un devoir de bienveillance plutôt qu'une exploitation honteuse. Comme on le voit il était en avance sur son époque.

Au 17ème siècle, Descartes (1596/1650) assimilera l'animal à une vulgaire machine, ses cris étant comparés à des grincements de poulies. Pour lui, « les bêtes sont sans âme, sans vie, sans connaissance et sans sentiment ». Cette théorie allait justifier tous les débordements, Racine et Buffon le suivant dans son délire et même Nietzsche deux siècles plus tard. Aujourd'hui encore, les mentalités sont si imprégnées de cartésianisme que, dans un ouvrage récent3, Matthieu Calame, ingénieur agronome (et un peu philosophe), pose la question : « Peut-on attribuer à Descartes la paternité des poulets en batterie ? ».

Dans son livre de référence Les végétariens, raisons et sentiments, André Méry cite un cas édifiant : « Un cartésien enthousiaste, Nicolas Malebranche (1638/1715), philosophe et théologien Oratorien, pourra ainsi affirmer, au sujet des animaux : « Ils mangent sans plaisir, ils crient sans douleur, ils croissent sans le savoir, ils ne désirent rien, ils ne craignent rien. Dieu les ayant fait pour les conserver, il a formé leurs corps de telles façons qu'ils évitent machinalement et sans crainte tout ce qui est capable de les détruire. » C'est le même Malebranche qui, rentrant un jour à l'oratoire avec Fontenelle, accueillit la chienne de la maison, gravide de surcroît, à coups de pieds et répondit à son compagnon, ému des cris de l'animal : « Eh quoi ? Ne savez-vous pas que cela ne sent point ? » Voilà un bel exemple d'obscurcissement de la pensée par une volonté de rationalisme à outrance ».

Les Jansénistes alliaient benoîtement la théologie de Saint Augustin à la doctrine de Descartes « à cause de la tendance, qui leur est commune, à anéantir l'homme sous la main de Dieu ». Les mémoires du philosophe janséniste Fontaine « nous montrent les pieux solitaires employant leurs récréations à des discussions et à des expériences cartésiennes, et même disséquant sans pitié des animaux vivants, sur la foi de l'automatisme » (André Méry). Cela ne leur a pas porté chance, car Louis XIV fit dissoudre l'ordre et détruire leur fief, l'abbaye de Port Royal des Champs.

Sans être végétarien lui-même, Jean de La Fontaine railla la théorie de Descartes et plusieurs de ses fables célèbrent l'intelligence animale.

Le philosophe allemand Leibniz (1646/1716) défendit également la cause animale, en reconnaissant à ceux-ci une âme impérissable, comme chez les humains.

A l'époque des Lumières, Voltaire et Rousseau prônent tous deux le régime végétarien (qu'ils ne semblent pas avoir appliqué eux-mêmes strictement). En cela, ils sont à contre-courant de leur époque encore assujettie à la doctrine chrétienne anthropocentrique selon laquelle l'animal a été créé pour être exclusivement au service de l'homme, le tout mâtiné de cartésianisme déculpabilisant.

Inspiré par Porphyre, Voltaire (1694/1778) insistait sur le caractère morbide de la nourriture carnée : « Mais existe-t-il quelque chose de plus abominable que de se nourrir continuellement de viande de cadavres ? ».

Dans ses Lettres philosophiques, Voltaire s'en prend aux positions de Descartes, estimant qu'il n'y a pas de différence essentielle de nature entre l'homme et l'animal, mais seulement une différence de degré.

Dans la Princesse de Babylone, il franchit le pas en attribuant à l'animal une âme, que la théologie catholique lui refuse, cela sous le couvert d'un conte philosophique. Il laisse même entendre que, si les hommes ne peuvent plus dialoguer avec leurs frères animaux, c'est parce qu'ils ont pris l'habitude de les manger !

Pour sa part, Jean-Jacques Rousseau (1712/1778) constate que les enfants « qui mangent beaucoup de viande sont en général plus cruels et plus sauvages que les autres ». Du reste, pour lui « le goût de la viande n'est pas naturel à l'homme » (Émile, livre II).

Le précurseur du retour à la nature déclare avoir des goûts alimentaires simples et se satisfaire d'un repas frugal dont la viande ne fait pas partie.

Homme politique américain et inventeur du paratonnerre, Benjamin Franklin (1706/1790) témoigne de la difficulté à être végétarien à son époque (il le fut dès l'âge de 16 ans) :

« Mon refus de manger de la chair animale m'a occasionné des ennuis, et l'on m'a souvent reproché ma singularité; mais cette nourriture plus légère m'a procuré une plus grande clarté de pensée et une compréhension plus vive »4.

Qui sait si cela n'arrange pas certains que nous ayons justement l'esprit confus ? Les gens abrutis par une nourriture lourde et pléthorique sont plus faciles à manipuler et ne voient pas ce qui se passe en coulisse.

Qui connaît aujourd'hui Jean-Antoine Gleïzès (1773-1843) ? Ce toulousain, issu d'une famille de nobles protestants, est effectivement plus connu en Angleterre et en Allemagne qu'en France. Pourtant, il a marqué le mouvement des illuminés romantiques, faisant figure de pionnier aux accents de prophète en prônant un régime végétalien dès la fin du 18ème siècle. Son « régime des herbes » était fondé sur le respect de la vie animale et rejetait le sang considéré comme une abomination. Encouragé par Lamartine et Lacordaire, Gleïzès donne l'impression d'avoir prêché dans le désert tant il était en avance sur son époque. On croirait presque qu'il s'adresse avant tout au public d'aujourd'hui :

« L'injustice et la cruauté dont l'homme se rend coupable à l'égard des animaux sont les causes principales des souffrances de l'humanité ; elles entravent l'évolution universelle en perturbant les relations des individus entre eux et avec la nature ».

En 1813, âgé de seulement vingt ans, le grand poète anglais Shelley écrivit un opuscule intitulé « Éloge du végétarisme » (A vindication of natural diet), dans lequel il développe ses conceptions d'une société végétalienne, crudivore et sobre :

« Au nom de tout ce qui est sacré dans nos espoirs en la race humaine, je conjure ceux qui aiment le bonheur et la vérité de tenter sincèrement le régime végétarien5 ».

Toujours à l'époque romantique, le philosophe allemand Schopenhauer (1788/1869), inspiré par la doctrine bouddhiste, écrit des sentences qui résonnent de façon très contemporaine, indiquant la profondeur de sa pensée :

« Le monde n'est pas une chose et les animaux ne sont pas des produits pour notre usage et notre consommation. Plus que la miséricorde, nous devons aux animaux la justice ».

Son contemporain, le poète Alphonse Lamartine (1790/1869) apporte un témoignage personnel sur les pratiques végétariennes au sein de sa famille acquise aux idées de Rousseau :

« Ma mère était convaincue, et j'ai gardé à cet égard ses convictions, que tuer les animaux pour se nourrir de leur chair et de leur sang est l'une des plus déplorables et des plus honteuses infirmités de la condition humaine, que c'est une de ces malédictions jetées sur l'homme. Elle croyait, et je crois comme elle, que ces habitudes d'endurcissement du cœur à l'égard des animaux les plus doux, ces immolations, ces appétits de sang, cette vue des chairs palpitantes, poussent les instincts du cœur à la cruauté et à la férocité ».

« Ma mère croyait, et je le crois aussi, que cette nourriture [carnée], plus succulente et plus énergétique en apparence, contient des principes irritants et putrides qui agitent le sang et abrègent les jours de l'homme. [...] Elle ne me laissa jamais manger de la viande avant l'âge où je fus jeté dans la vie pèle-mêle des Collèges. [...] Je ne vécus donc, jusqu'à douze ans, que de pain, de laitages, de légumes et de fruits. Ma santé n'en fut pas moins forte, mon développement pas moins rapide ».

En fait, l'idée fausse selon laquelle la viande est indispensable au maintien d'une bonne santé viendrait d'une confusion entre force et agressivité. Oui, la consommation de viande rend agressif. Non, elle ne rend pas plus fort. Au contraire, elle encrasse l'organisme.

L'un de nos plus grands romanciers, Émile Zola (1840/1902), a prouvé son courage et son audace politique en défendant Dreyfus contre l'armée et la majorité des français séduits par l'antisémitisme. Il réclama justice à la « grande muette ». Mais Zola était aussi un homme qui aimait profondément les animaux, n'hésitant pas à déclarer : « La cause des animaux passe avant le souci de me ridiculiser ».

Dans une conférence faite à La Haye en 1913, Rudolf Steiner (1861/1925) s'est exprimé au sujet du végétarisme.

Pour lui, la « nourriture animale attise et embrase la volonté instinctive, celle qui reste plus inconsciente et qui agit dans les émotions et les passions ». Il observe que les peuples guerriers sont plus portés à manger de la viande que les peuples pacifiques. Et il ajoute : « par l'abstention de chair animale, ce que l'homme perd en fait d'instincts, de passion agressive et émotive [...] est compensé intérieurement dans la vie de l'âme ».

Steiner remarque ensuite que la nourriture animale enchaîne l'homme à la Terre. En conséquence, celui qui mange de la viande « se prive des forces qui le libèrent de la Terre ». Au contraire, « la nourriture végétale est celle qui éveille dans l'organisme les forces qui mettent l'homme en une sorte d'union cosmique avec tout le système planétaire ». Précisant sa pensée, il ajoute : « la légèreté de l'organisme que l'homme obtient en se nourrissant de plantes, le soustrait à la pesanteur terrestre... ». Et il conclut : « Tout le développement de la vie humaine sera réellement allégé, quand on pourra se priver de la satisfaction d'une nourriture carnée ».

Par contre, Steiner était très réservé sur un régime « fanatiquement végétalien », estimant que l'abstention de lait fait perdre « les liens qu'on doit avoir avec les réalisations humaines de la Terre ».

Lors d'une conférence faite à Paris en avril 1938, le maître spirituel français d'origine bulgare Omraam Mikhaël Aïvanhov (1900/1986) évoquait le végétarisme comme une obligation spirituelle. Il portait du reste un regard amer sur l'époque présente :

« ...la plupart des hommes sont descendus tellement bas qu'en dehors de leurs satisfactions physiques, rien n'existe pour eux. Ils aiment la viande et ils continueront à en manger, quelles qu'en soient les conséquences ! »

Au 20ème siècle, un grand humaniste a lui aussi apporté son témoignage qui s'oppose aux idées reçues, je veux parler du naturaliste Théodore Monod (1902/2000), grand spécialiste du Sahara. Après avoir précisé qu'il ne mange plus de viande depuis 40 ans, il explique ses motivations :

« Pour la viande, je me suis décidé à y renoncer pour deux raisons :

C'était l'époque où je faisais des trajets au long cours, des trajets de plus de cinq cents kilomètres entre deux points d'eau. A la veille de ce genre de promenade, j'ai voulu prouver que l'on pouvait faire un considérable effort physique – il s'agissait de trajet à pied et à chameau – sans manger de viande, alors que le préjugé français est que sans alcool et sans viande, sans vin tout au moins, on n'est pas un homme, on est faible.

La seconde raison est que je voulais protester contre les modes d'abattages sémitiques, c'est à dire l'égorgement à vif, auquel je répugne de tout mon cœur ».

Théodore Monod était un homme admirable, toujours en première ligne pour défendre ses convictions pacifistes.6 Récemment disparu, Jean-Marie Pelt disait de Théodore Monod qu'il « fut à la fois un sage, un savant et un saint ».

Première femme à siéger à l'Académie Française, Marguerite Yourcenar (1903/1987) fait un rapprochement audacieux entre les animaux destinés à l'abattoir et les victimes de déportations nazies :

« Soyons subversifs. Révoltons-nous contre l'ignorance, la cruauté, qui d'ailleurs ne s'exercent si souvent contre l'homme que parce qu'elles se sont fait la main sur les bêtes. Rappelons-nous, s'il faut toujours tout ramener à nous-mêmes, qu'il y aurait moins d'enfants martyrs s'il y avait moins d'animaux torturés, moins de wagons plombés amenant à la mort les victimes de quelconques dictatures, si nous n'avions pris l'habitude des fourgons où les bêtes agonisent sans nourriture et sans eau en attendant l'abattoir ».

Cette femme libre et non conventionnelle se présente ainsi comme l'une des premières porte-paroles modernes de la cause animale.

Philosophe et poète inclassable, François Brousse (1913-1995) a écrit de belles phrase sur le végétarisme :

« Traitez humainement les animaux, et le destin traitera humainement les humains. L'homme a perturbé l'ordre cosmique ».

« L'homme a été créé pour être le prince des animaux, leur guide spirituel. S'il en devient le bourreau et le tortionnaire, tous les malheurs qui s'abattront sur ces bêtes s'abattront aussi sur les têtes humaines ».

« L'animal doit être respecté, il ne doit jamais être tué pour le plaisir ou pour la nourriture ».

Il ressort de ces lignes une grande sagesse. Dommage que ce philosophe soit aussi peu connu du grand public.

Quant à la philosophe Élisabeth de Fontenay, elle a établi très tôt "un lien entre la solution finale des nazis et l'industrialisation de l'élevage et de l'abattage". Il faut dire qu'une partie de sa famille maternelle juive est morte en déportation à Auschwitz.

À la question : « Que faire ? Devenir végétarien ? », posée dans le magazine CLÉS d'octobre 2011, Élisabeth de Fontenay répond :

"Il est urgent que nous passions un nouveau contrat avec l'animal domestique. Non pas revenir en arrière, mais repenser nos rapports aux bêtes et de tout faire pour démanteler ces industries de la honte. Cela n'est certes pas évident, puisque c'est tout un pan de l'alimentation planétaire qui est concerné. À défaut de devenir végétarien - ce qui serait l'idéal -, apprendre à manger beaucoup moins de viande serait déjà un progrès".

Pour Élisabeth de Fontenay, il faut enseigner aux jeunes générations à ne pas manger trop de viande. Surtout, il faut "leur expliquer, dès le plus jeune âge, qu'il s'agit toujours d'abord d'un animal, dont on a pris la vie pour se nourrir".

En somme, aimer c'est respecter.

Auteur de plusieurs livres sur le mouvement végétarien, Renan Larue écrit : « L'homme perdrait trop à accorder une conscience aux bêtes : il serait réduit à leur rendre justice ».

Les philosophes utilitaristes contemporains se préoccupèrent de la douleur animale, en particulier l'australien Peter Singer, qui a consacré un traité à la défense des animaux.

Véritable théoricien de la cause animale, Peter Singer pousse l'homme moderne face à ses contradictions :

« L'intelligence des cochons est comparable à celle des chiens, et il leur faut un environnement varié et stimulant, sous peine de souffrir de stress et d'ennui. […] nous nous opposons à la cruauté envers les chiens tout en mangeant le produit de la cruauté envers les cochons ».7

Ajoutons que l'asiatique qui mange du chien provoque la répulsion de l'occidental, car il brise un tabou, alors qu'il n'y a pas de différence fondamentale de nature entre un chien et un cochon.

Chez les Papous, le cochon est même un animal de compagnie et un membre de la famille que les femmes allaitent. Certains de ces anciens anthropophages éprouvent d'ailleurs un déchirement lors-qu’est venu le moment de sacrifier le cochon familial à l'occasion d'une fête. Qui est le plus sauvage, le Papou ou le « civilisé » qui n'éprouve aucun remords face aux tortures qu'il inflige au peuple animal ?

Deux anecdotes, rapportées par One Voice, prouvent que les animaux sont des êtres sensibles et évolués :

« En 1999, Lulu, un cochon nain du Vietnam, a sauvé la vie de Joanne Altsmann. Le jour où celle-ci a été victime d'un infarctus, Lulu s'est précipitée hors de la maison et s'est couchée sur la route, obligeant une voiture à s'arrêter. Lulu a alors guidé le conducteur vers Joanne. »

« Un bœuf, nommé Barnaby, était très affecté par la mort d'Alfred Grünemeyer, un fermier de Rœdental, en Allemagne. Il s'est échappé pour trouver la tombe d'Alfred à plus d'un kilomètre. Il y est resté pendant deux jours.

C'est bien là la preuve que, lorsqu'il est attaché à son maître, un bœuf ou un cochon est capable de faire preuve d'un dévouement exemplaire à l'instar d'un chien.

1 Renan Larue, Le végétarisme et ses ennemis, PUF, 2015.

2 Texte intégral disponible en grec et en français sur le site web de l'antiquité grecque et latine : http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/porphyre/viandes.htm

3 Une agriculture pour le XXIème siècle, éditions Charles Léopold Mayer, 2007.

4 Autobiographie de Benjamin Franklin, voir l'article Was Franklin really a vegetarian ?

5 La traduction est adaptée à notre époque, le mot « végétarien » datant de 1842.

6 Si Théodore Monod a mangé des sardines occasionnellement lors de ses raids dans le Sahara, on peut cependant le considérer comme végétarien.

7 L'américaine Melanie Joy a abordé ce sujet dans son livre Why we love dogs, eat pigs and wear cows. Dans leur n°33 de novembre 2010, les Cahiers antispécistes ont publié la traduction française du premier chapitre de ce livre, ainsi qu'un résumé des chapitres suivants. Ces articles peuvent être consultés en ligne en cliquant sur les liens suivants :

http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article399

http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article400

Les philosophes végétariens

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 21:03

(tiré à part de notre e-book « Être végétarien, le bon choix ? »)

Dans ce chapitre important, il sera beaucoup question des États-Unis, qui détiennent le triste record mondial du taux de décès dus à une maladie cardiaque. Ce pays a en effet propagé ses erreurs alimentaires sur toute la planète et c'est un juste retour des choses que ce soient précisément des chercheurs américains qui trouvent la solution de ce grave problème. En effet, d'après le Datablog du Guardian, les maladies cardiovasculaires ont constitué au cours du 20ème siècle la première cause de mortalité au monde avec 1,25 milliards de décès, soit autant que le cancer, les accidents, les meurtres, les guerres, les famines et les catastrophes naturelles réunies.

Dans son rapport publié en 2003, l'Association Américaine de Diététique et des Diététiciens du Canada note chez les hommes végétariens un taux de mortalité inférieur de 31% à celui des non végétariens. La différence étant moins accentuée chez les femmes, qui ont globalement une meilleure hygiène alimentaire que les hommes. En effet, il est reconnu que les végétariens consomment moins de graisses saturées et ont un taux de cholestérol sanguin global plus faible. Cependant, le rapport conclut qu' « aucune certitude n'est établie concernant les effets directs de l'adoption d'une alimentation végétarienne sur les facteurs de risque des maladies cardiaques ou de mortalité ». En somme, la différence de résultat entre les deux populations pourrait être attribuée à la meilleure hygiène de vie des végétariens (peu d'alcool, de cigarette, moins de sédentarité).

Ce n'est pas l'avis de Colin Campbell, qui, dans son livre publié en 2006 aux États-Unis, témoigne au contraire d'une corrélation entre adoption d'un régime végétarien et amélioration de la santé cardiaque.

En effet, son Étude Chinoise lui a permis d'établir un lien étroit entre le taux de cholestérol et, non seulement les maladies cardiaques, mais aussi certaines formes de cancer. L’Étude Chinoise a permis de démontrer que « la consommation de protéines animales par les hommes était associée à une augmentation du mauvais cholestérol (LDL), alors que la consommation de protéines végétales était associée à une baisse de ce même cholestérol ». Là, Colin Campbell avait mis le doigt sur un point sensible. En effet, jusque là, on attribuait la hausse du taux de cholestérol aux lipides, à la quantité d'acides gras saturés absorbés, en somme les mauvaises graisses. Remettre en cause ce dogme, c'est comme contester la théorie de l'évolution de Darwin. L'ordre établi montre les crocs. Colin Campbell note que, « au cours des cinquante dernières années, on a voué un culte aux substances chimiques et à la technologie, mais non à la nutrition ni à la prévention ». Il porte un regard très critique sur la chirurgie cardiaque réparatrice : « La chirurgie de pontage et l'angioplastie ne résolvent pas les maladies cardiaques, ni ne préviennent les infarctus. Elles ne prolongent la vie de personne, si ce n'est celle des patients les plus gravement atteints ».

Colin Campbell évoque aussi une étude entreprise en 1985 par le docteur Caldwell B. Esselstyn Jr, cardiologue de Cleveland, dans le but de réduire le taux de cholestérol total de ses patients à moins de 1,5 g/l. Chez les 18 patients qui ont poursuivi leur régime végétarien, le taux moyen de cholestérol a chuté de 2,46 g/l à 1,32 g/l. Et le nombre d'accidents cardiovasculaires chez ces patients est passé de 49 avant le régime à zéro ensuite. Mais le plus spectaculaire, à mon sens, est la photo d'une angiographie des artères coronaires avant et après l'adoption d'un régime végétarien, qui figure page 159 du livre de C. Campbell (édition Ariane). Avant, le rétrécissement de l'artère sclérosée est nettement visible. Après, l'artère coronaire a retrouvé un aspect normal. Stupéfiant !

À propos de l'étude du docteur Dean Ornish, autre spécialiste de la nutrition, Colin Campbell constate que le même type de régime végétarien a permis de soulager les douleurs dans la poitrine, mais aussi d'éliminer les accidents cardiovasculaires en traitant la cause de la maladie.

Vous pensez bien que ces découvertes révolutionnaires ne sont pas au goût de tout le monde. L'association américaine du cœur et le programme national d'éducation sur le cholestérol, censés défendre la santé des malades américains, semblent encore trop complaisants vis-à- vis des intérêts financiers gigantesques générés par les traitements de ces maladies.

En France, la Fédération française de cardiologie (FFC) se contente de recommander une diminution de la consommation de viande après un infarctus. Tandis qu'aux États-Unis, les deux organismes mentionnés plus haut considèrent que 2g/l de cholestérol est un taux « souhaitable », alors que 35% des accidents cardiovasculaires se produisent avec un taux de cholestérol situé entre 1,5 et 2 g/l (d'après Colin Campbell). Du reste, en Chine rurale, où l'on rencontrait très peu d'accidents cardiaques au moment de l'enquête, le taux de cholestérol le plus élevé relevé parmi la population, correspondait au plus bas aux États-Unis.

Colin Campbell précise que le régime alimentaire destiné à traiter les maladies cardiaques doit être riche en fibres et comporter idéalement seulement 10% de la ration alimentaire sous forme de lipides, contre 35 à 40% pour la moyenne des américains aujourd'hui. C'est la condition nécessaire pour obtenir la réversibilité des symptômes.

Spécialiste en matière de nutrition auprès de la Vegan Society britannique, Stephen Walsh cite également l'étude de Alberto Ascherio, réalisée aux États-Unis et publiée dans le British Medical Journal en 1996. D'après celle-ci, chaque augmentation de 5% des graisses saturées absorbées augmente le risque de décès par maladie coronarienne de 61%, tandis que l'absorption de fibres (présentes dans les fruits, légumes et céréales complètes) réduit ce risque de 30%. Les acides gras trans (graisses hydrogénées) sont encore plus nocifs, puisque leur augmentation de 2% dans le régime alimentaire entraîne une hausse de 71% du risque de décès par maladie cardiaque. Cependant, une consommation calorique additionnelle de seulement 1% sous forme d'acide alpha-linolénique (Ω3) contenu dans les graines de lin, de chanvre et dans les noix, permet de réduire ce risque de 40%.

Publiée en janvier 2013 dans l'American Journal of Clinical Nutrition, une étude britannique de grande ampleur a encore confirmé la nocivité des aliments carnés pour le système cardiovasculaire. Cette étude portait sur 45 000 volontaires - dont 34% de végétariens - suivis durant 12 ans. Elle a établi que les végétariens ont 32% de risques en moins que les omnivores d'être victimes d'un infarctus ou d'un accident cardiovasculaire. Le Dr Francesca Crowe, de l'unité d'épidémiologie du cancer à l'Université d'Oxford, qui dirigeait cette étude explique : « Ce risque moindre est dû au fait que les personnes végétariennes ont moins de problème de cholestérol et ont une tension artérielle moins élevée que celles qui consomment viande et poisson ». D'où l'importance d'une alimentation équilibrée.

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 23:51


publié sur le site http://www.lesailesdelumiere.com
le 9 mai 2013


Ce message n'a rien perdu de son actualité, bien au contraire.


Bonjour à tous. J’ai par maintes fois pris la parole par le biais de notre intermédiaire, et je vais reprendre aujourd’hui, parce qu’il devient urgent que vous preniez conscience d’une chose : votre réalité est en passe de se transformer, ce qui doit être changé va devoir l’être dès à présent ! Dans le cas contraire, vous y serez contraint et cela se passera avec bien moins de douceur...


Je veux parler de votre façon de vivre et d’aborder la vie, ce qui vous entoure avec désinvolture. Je sais pertinemment que vous ne pouvez changer radicalement de société du jour au lendemain parce qu’il ne tient pas qu’à vous d’opérer la mutation, mais à votre collectif. Néanmoins, si vous, qui êtes parmi les êtres qui s’éveillent, vous ne modifiez en rien vos habitudes, comment pouvez-vous le demander des autres et à fortiori de vos gouvernants ?!


Je vais parler ici d’une chose toute bête et simple : votre alimentation. Vous rendez-vous seulement compte, à force de la souffrance que vous infligez, de la somme de karma que vous êtes en train de vous mettre sur la tête ?! Je ne vais ici vous parler que de la souffrance animale, et cela sera largement suffisant, croyez-moi !


Juste pour vous nourrir, savez-vous la somme d’incohérences que vous accumulez ?! OUVREZ LES YEUX ! Vous ne pouvez plus agir ainsi !


Alors, ça y est, il y en a certains qui sont en train de se dire : « Voilà, le Lobby des végans est encore en train de frapper, il y a sans doute des causes plus importantes que celle-ci non ?! Nous obliger à nous nourrir que de bêtes légumes, qu’on nous laisse en paix ! ». Oui, je sais, nous savons, qu’il n’y a rien de plus agaçant que quelqu’un puisse venir et vous donner des leçons sur ce que vous croyez juste, cependant, sachez que si nous prenons la peine de vous exhorter ainsi c’est parce que nous possédons un immense amour vis-à-vis de vous et que nous voyons la catastrophe se profiler à très grande vitesse. Non, nous ne sommes pas (très) en colère après vous, malgré les pleurs, les douleurs, les souffrances inutiles, le barbarisme de certains et nous en passons, mais ce qui se passe à présent ne pourra plus continuer encore bien longtemps. Il faudra bien qu’à un moment ou à un autre, quelque chose vous réveille, quitte à vous secouer rudement, pour qu’enfin, vous cessiez de vous voiler la face : vous êtes COMPLICES d’un grand GÉNOCIDE ! Le massacre se perpétue de jour en jour, d’heure en heure et semble ne pas avoir de fin... Quand comprendrez-vous enfin ?!


Vous traitez le vivant comme des objets du quotidien. Vous feriez l’élevage de fourchettes que ce ne serait pas pire ! De la naissance à leur mort, les animaux de bouche ne cessent de souffrir. Ce cycle infernal continue sans s’arrêter et ne connaît pas les jours fériés ni les vacances. Mais qu’est-ce qu’il vous prend ?! Évidemment, nous savons que cela ne date pas d’aujourd’hui, bien que cette intensification soit sommes toutes assez récente, mais ce qui se passe maintenant est sans précédent dans tout votre cycle d’humanité.


Aucun animal n’agirait de la façon dont vous traitez les animaux. Aucun animal ne traiterait non plus ses petits comme vous le faites.


Afin de stopper toute polémique, sachez qu’avant la chute de l’Ancien Continent, vous étiez végétariens. La viande vous aurait rebutée et de toute manière, il ne vous serait pas venu à l’idée de consommer une telle source de nourriture, issue d’un être vivant sensible et proche de vous. Sachez aussi que pour certains d’entre vous, vous pouviez aisément communiquer avec les animaux et il était pour vous d’une évidence que la souffrance et les sentiments en général, n’étaient pas l’apanage du seul genre humain. Puis, la décadence est arrivée, vous avez eu des excès en tout genre et la chute était devenue inévitable : vous n’aviez pas réussi à intégrer une grande leçon essentielle pour pouvoir évoluer et accéder à un niveau de conscience supérieur. C’est aussi à ce moment-là que vous avez commencé à manger de la chair animale ! Vous êtes
maintenant, de nouveau, au fameux tournant où il va vous être demandé d’abandonner vos vieux schémas pour pouvoir en accueillir de nouveaux, forts de votre vieille expérience. Or, cela ne sera possible que si vous n’avez pas accumulé de dettes importantes vis-à-vis d’autrui... Pour effacer celle, monstrueuse, qui ne cesse de croître vis-à-vis du peuple animal, que croyez-vous qu’il puisse se passer ?


Juste par comparaison, et non, ce que je m’apprête à vous dire n’est PAS trop fort, cela est même en dessous de la réalité, remémorez-vous cette guerre effroyable que fut la 2nde Guerre Mondiale. Elle fit des millions de victimes, de manière brutale et barbare, propre à la guerre, et vous portez encore, pour certains, le traumatisme de ce qui s’est passé, et pour cause : les victimes d’hier se réincarnent (ou sont déjà incarnées) aujourd’hui ! Rappelez-vous la macabre découverte des camps de la mort avec ses chambres à gaz. Imaginez un peu la souffrance accumulée en ces lieux, l’horreur des derniers souffles de vie arrachés brutalement, à des femmes et des enfants ! Et ceci, sans un scrupule de la part des tortionnaires. Transposez maintenant ceci, des milliers de fois, dans chacune de vos villes ! Et ce, tous les jours, plusieurs fois par jours !


Oui, les animaux souffrent ! Non, ce ne sont pas de stupides réactions nerveuses, juste de vrais sentiments, de douleurs, d’incompréhensions, d’affreux désespoir... Pourquoi croyez-vous que vos abattoirs soient fermés au public ? Parce que si vous saviez réellement ce qu’il s’y passe, jamais plus vous ne pourriez ingurgiter le plus petit morceau de chair animale. Les animaux pleurent, les animaux crient, les animaux ont peur, ils le manifestent, mais vos « bien-pensants » essayent de vous rassurer en disant que vous ne devez pas tomber dans l’anthropomorphisme. Et vous les croyez ?! Quand votre chien se tord la patte, il hurle, c’est de la comédie d’après vous ? Quand votre enfant tombe, il pleure, c’est tellement différent ? Évidemment, les animaux n’ont pas les sentiments aussi développés que vous ; ils en ont de plus simples, mais aussi plus « purs » dans le sens non encore pollués par le mental.


Et vos enfants... mais arrêtez de leur infliger un stress inhumain ! Non seulement vous leur déposez sur le dos une tâche absolument gigantesque dès leur plus jeune âge, due à la dureté de votre société (et vous arrivez à bien vivre dedans ?), mais en plus, vous leur accumulez un karma énorme en réponse à vos exactions... laissez les vivre en paix. Non, ne pas faire toute sa scolarité en tête de classe n’est pas grave. Non, leur vie ne sera pas terminée sitôt les diplômes passés. Et oui, ils auront le reste de leur vie pour changer s’ils le souhaitent. Maintenant, vous pouvez vivre plusieurs vies en une, vous avez le droit de vous tromper et de modifier ce qui ne vous plaît pas, alors faites-le !


La pression, va devenir de plus en forte. Sachez-le, nous n’y serons pour rien dans ce qui adviendra : une fois encore, c’est par amour pour vous que nous vous disons cela. Toutefois, vous êtes les créateurs, et par cela vous êtes en train de créer les égrégores qui risquent de vous donner les « coups de pieds aux fesses » dont vous semblez avoir besoin pour bouleverser vos habitudes. Changez maintenant, par amour pour vous, par amour pour nous, et vos dettes seront moindres. Attendez que l’humanité entière plonge la tête dans son ignominie et votre dette n’en sera que plus lourde...


Encore une fois, nous vous aimons, mais cessez de vous conduire comme des enfants cruels ! La souffrance est à son apogée, nous sommes vos petits frères, ne l’oubliez pas !


Le Déva des loups et d’autres animaux (dont ceux exploités pour leur viande).

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 08:16
E-book végé gratuit PDF 285 pages dernière édition

13ème et dernière mise-à-jour de notre e-livre :

« Être végétarien, le bon choix ? »

en téléchargement libre – fichier PDF 4,89 Mo

Pour ceux qui ont lu la version de mars 2015,

nous avons surligné les nouveaux passages sur fond gris pâle.

Les chapitres modifiés sont les suivants :

  • Introduction (pages 16 et 17 en particulier)

  • Régime ovo-lacto-végétarien (note importante page 18)

  • Régime crudivore (page 26)

  • Régime frugivore (page 27)

  • Les maladies cardiovasculaires (pages 41 et 42)

  • Les philosophes végétariens (page 84)

  • La position du « petit bouddha » népalais (mise en garde importante pages 131 et 132)

  • Généralisation des journées sans viande (page 158)

  • Le végétarisme ne serait-il pas un phénomène sectaire ? (note importante page 172)

  • Les légumes ne contiendraient pas de protéines (ajout important pages 179 et 180)

  • Un végétarien peut-il boire du vin ? (page 184)

  • La gélatine envahit notre alimentation (page 185)

  • Le régime végétarien est-il adapté pour les enfants ? (page 188)

  • Et pour les femmes enceintes ? (nouveau paragraphe page 189)

  • Le soja est-il toxique ? (pages 189 et 194)

  • Les lentilles (pages 235 et 236)

  • Le quinoa (page 246-247)

  • Conclusion (page 249 en particulier)

  • Matthieu Ricard porte-parole des animaux (nouveau chapitre pages 261-263)

Couverture + 4ème de couverture Être végétarien... PDF 1,28 Mo

Fichier PDF - 4,89 Mo - 13 ème édition mise à jour le 6 mars 2016 - 285 pages, 58 illustrations

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 12:01

A l'occasion de la Journée Mondiale du Végétarisme le 1er octobre, nous avons reçu cette jolie infographie réalisée par GetYourGuide que nous vous faisons partager. Il s'agit d'informations sur les coutumes végétariennes dans le monde, utiles en particulier aux voyageurs :

http://www.getyourguide.fr/info/wp-content/uploads/2015/09/Journ%C3%A9e-Mondiale-V%C3%A9g%C3%A9tarisme.pdf

 

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 15:44
  • Grâce à l'appui de ses militants, l'Association Végétarienne de France (AVF) a remporté le concours My Positive Impact lancée à l'initiative de la Fondation Nicolas Hulot ; le but étant de "réunir des solutions pour lutter contre le dérèglement climatique". En occurrence, il s'agit d'inciter les étudiants à s'abstenir de viande, poisson, œufs et produits laitiers durant une semaine afin de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, l'élevage représentant à lui seul 14% des GES. Par ailleurs, "manger végétarien contribue à préserver les ressources en eau, en terres arables et préserve la forêt amazonienne des destructions liées aux cultures de soja destinées à nourrir le bétail. Sans oublier les bienfaits pour la santé (réduction des risques d'obésité, de maladies cardio-vasculaires et de certains cancers)." En l’occurrence, 120 participants se relayeront à l'automne à raison de 4 équipes de 5 par semaine durant 5 semaines, épaulés par des professionnels (diététiciens, créateurs culinaires, chefs cuisiniers et spécialistes de l'environnement). L'opération sera filmée et retransmise sur Youtube et les réseaux sociaux, ceux-ci faisant office de caisse de résonance. Voilà qui promet d'intéressantes réflexions en perspective !

  • Par ailleurs, lors de l'émission Fort Boyard diffusée le samedi 4 juillet sur France 2, le journaliste et essayiste Aymeric Caron dirigeait une équipe qui a remporté 12960€ au bénéfice de l'association de défense animale L214. Delphine Wespiser, miss France 2012 et végétarienne accompagnait l'auteur de No Steak. L'une des épreuves de l'émission contraignait des participants à manger de la cervelle de veau crue, ce qui a choqué et indigné plusieurs militants de la cause animale. Certains estiment même que le message de L214 est biaisé et sa crédibilité entachée. Pour ma part, la cervelle d'agneau est l'aliment le plus infâme que ma mère nous donnait à manger occasionnellement dans les années 60. Il n'est pas exclu d'imaginer que la production ait cherché à mettre en défaut des participants à priori bien intentionnés dans le but de rendre leur message confus et inaudible. Si les participants en question sont prochainement atteints de l'ESB (maladie de la vache folle), on saura pourquoi !

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 12:14

Jeudi 30 avril 2015 à 20h55 sur France 2, l'émission Envoyé Spécial consacre un reportage à un jeune journaliste qui a tenté de vivre 6 semaines sans dépendre des animaux. Quand on connait l'omniprésence des produits animaux dans notre environnement (graisse de bœuf dans le savon, gélatine de porc dans le dentifrice, couette et doudoune en duvet d'oie, agroalimentaire truffé de viande, lait et œufs), on mesure la difficulté d'un tel défi.

Voir un extrait du reportage sur le site de France 2 :

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/video-envoye-special-la-vie-sans-animaux_852309.html

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 22:14
e-book gratuit : 10 ème édition disponible

Ce 19 mars 2015, nous avons mis en ligne une nouvelle édition revue et corrigée de notre e-book gratuit "Être végétarien, le bon choix ?"

Fichier PDF - 5 Mo

279 pages, 57 illustrations couleur

(Nouveau chapitre sur la spiruline pages 221-225)

http://www.vegetari1.net/pages/Etre_vegetarien_le_bon_choix_Livre_telechargeable-3737227.html

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